dimanche 7 juillet 2019

Année scolaire 2018-2019, dans notre maison

Qu'elle aura été riche en événements, cette année scolaire 2018-2019. Pour la résumer, cette image avec des visages aux fenêtres, portraits de ceux qui sont venus joyeusement peupler les murs de la maison orange. Tout d'abord, il y a eu le retour de notre deuxième fille, revenue des Etats-Unis après une année de stage. Elle occupe joyeusement le 2ème étage de la maison. Son retour a été suivi de l'arrivée d'un jeune étudiant fraichement débarqué du Canada pour passer une année au Junior Collège à Neuchâtel. Bon, il ne logeait pas au grenier, contrairement aux apparences, rassurez-vous.  Puis, au printemps, notre fille aînée qui prête sa chambre à l'étudiant est devenue l'heureuse maman d'une adorable petite-fille. Quant à notre fils du 1er étage, il prendra tantôt son envol pour une autre ville suisse, maturité en poche et projets plein la tête. Et au milieu de tout cela, nous, les parents, contemplons tout ce joyeux petit monde et les soutenons du mieux que nous pouvons dans leur choix, leurs projets et leurs déconvenues quand elle surviennent. Tout cela sous le toit centenaire de cette maison qui semble nous abriter de tout avec ses larges pans protecteurs.  Et cette année encore, l'atelier au rez-de-chaussée a vu s'activer de nombreux élèves aquarellistes, tous aussi prometteurs et enjoués qu'attachants. Bref, une année scolaire passionnante à tous les étages.

dimanche 12 mai 2019

Periode cigogne

Certains peintres ont fragmenté leur travail pictural en période, souvent intimement liée à leurs recherches artistiques ou leur vécu. Pour ma part,  je constate que j'entre dans une période particulière que je pourrais nommer "cigognes". Vous devinerez sans doute très vite la source d'inspiration : eh oui, le fait d'être devenue grand-maman me plonge irresistiblement dans ce monde de l'enfance que je n'ai sans doute jamais vraiment quitté. Alors oui, je me suis remise à peindre des cigognes, de toutes les grandeurs, sur différents supports, déclinées en cartes de voeux ou en tableaux, et je sens que ce n'est pas terminé. N'y voyez aucune ambition particulière car mes cigognes n'entreraient pas dans le thème de ma prochaine exposition, mais juste l'envie et le plaisir de peindre ce qui me relie avec une bien douce réalité. Tenir cette toute petite fille dans mes bras me donne des ailes... de cigogne ?

dimanche 17 mars 2019

Pour une guitare....

Voilà des années que notre fils a découvert son instrument fétiche : la guitare. Il a eu la chance de commencer à l'âge de 8 ans auprès d'une professeure aussi musicienne que pédagogue. Après quelques années, elle lui a conseillé, pour sa progression, de changer de professeur. Est-ce l'entrée en adolescence ou le changement d'enseignant qui a failli avoir raison des cours de guitare ? On a frôlé l'arrêt pur et simple, mais heureusement, une place s'est libérée chez un certain professeur au conservatoire. L'enthousiasme a été retrouvé, et ne l'a pratiquement plus quitté. Pas un Noël ou une fête de famille où il ne sort sa guitare pour jouer un ou deux morceaux devant l'assistance. Et là, récemment, à l'âge où l'on économise pour s'acheter une voiture, faire un voyage, s'installer, ce jeune homme a cassé sa tire-lire pour une nouvelle guitare, au son très amplifié. Il souhaitait passer son dernier examen au conservatoire avec le nouvel instrument. Il ne deviendra sans doute pas concertiste ou musicien professionnel, mais la musique l'aura accompagné tout au long de ces années charnières de la plus belle des manières, en l'invitant à la persévérance. Et si vous voyez dans ce texte un plaidoyer pour les bienfaits de la musique, tant mieux. Que ces quelques lignes contribuent à souligner encore l'importance de la musique et des arts dans nos vies.

mardi 26 février 2019

Du rucher, on voit ma maison....


Le mois passé, je parlais de bonnes résolutions à prendre. L'une d'elles pourrait être : écrire un nouvel article avant la fin du mois. Vais-je la tenir ?
Voici donc quelques lignes inspirées de mûres réflexions hivernales. Un de mes buts favoris de balade est le rucher. Presqu'une résidence secondaire, squattée par des milliers d'abeilles. La montée est assez raide, on ne la fait pas en bavardant car il s'agit de respirer. Une fois là-haut, j'aime m'installer sur une pierre ou sur mon siège pliable, et croquer la vue environnante. Les sujets ne manquent pas, entre le rideau d'arbres et les anciens murs de vignes, ou encore les Alpes parfois visibles au loin. Et puis, tout en bas, bien entourée par d'autres murs anciens, ma maison, qui ressort grâce à sa façade orange. Du rucher, je la vois bien. A l'inverse, depuis ma maison, je peine à voir le rucher, raison pour laquelle je n'ai pas essayé de le peindre depuis en bas. Voilà deux endroits qui comptent beaucoup. En bas, au village, cette maison nous abrite très agréablement, bien qu'il y fasse un peu froid en hiver. Ses nombreux recoins et ses pièces en enfilade lui confèrent beaucoup de charme. Bon, cet espace m'invite insidieusement à stocker un tas d'objets en ces murs... ce qui signifie que les bonnes résolutions de janvier ont encore leur raison d'être.... Quand je la regarde depuis en haut, je me dis qu'elle abrite ce que j'ai de plus cher : ma famille et mon atelier, mes élèves qui viennent y peindre, mes amies qui viennent y prendre le café. Et la marche jusqu'au rucher me permet de prendre un peu de recul, afin de mieux savourer le bonheur de réunir sous un même toit ce à quoi on tient tant.

mercredi 23 janvier 2019

Les bienfaits des bonnes résolutions

Début 2019, je me suis demandé si j'allais en prendre et ne pas les tenir comme d'habitude, ou renoncer. Il a fallu un début d'année riche en émotions pour que je réalise que pouvoir prendre des résolutions était finalement un luxe, qui impliquait d'être en bonne santé, volontaire et enthousiaste. Avoir envie de s'améliorer, de changer le monde, ou d'acquérir de nouvelles connaissances. Finalement, les résolutions que j'ai prises pour 2019 ne diffèrent pas beaucoup des précédentes, et je ne me fais pas trop d'illusions sur leur aboutissement, mais je réalise que j'ai pris plaisir à en prendre quelques-unes, que je m'efforcerai de tenir. J'en ai pris aussi certaines que je tenais déjà sans trop de difficulté, comme : peindre et créer aussi souvent que possible. Et les autres englobent une volonté de ne plus laisser le courrier s'amonceler et ranger-trier. L'effet très positif de la prise de résolutions est d'y croire avant de s'atteler à la tâche. Je constate qu'en ce début d'année, j'ai réellement fait diminuer la pile de courrier en retard, et rangé de petites parties de la maison. Janvier est un mois particulier à mes yeux, comme un sas de décompression après l'intensité de la fin de l'année. Alors, avant d'être happée par le tourbillon des jours et des semaines qui s'annoncent très intenses, je savoure encore l'espoir de tenir au mieux des résolutions prises pendant ce début d'hiver plein de promesses.

mardi 13 novembre 2018

Bientôt un Marché de Noël


Ce n'est pas un marché de Noël de plus, c'est celui qui est né de notre désir de créer une atmosphère chaleureuse au coeur de l'hiver, un havre de lumière et de douceurs. Les odeurs de cannelle se mêleraient à celles du chocolat chaud, et les artisans pareraient leur chalet d'objets magnifiques. Maintenant, il s'agit de concrétiser nos rêves pour leur donner corps et réalité. Jour J-17. Régler des questions techniques, plancher sur des organigrammes, se préoccuper de la sécurité de chacun et faire adopter des sapins. Un vrai défi, aussi varié que stimulant. C'est notre premier marché de Noël, on l'aime déjà tel qu'il est, en devenir, et on espère que vous l'aimerez aussi, lorsqu'il sera prêt,
car on le fait pour vous. Alors, courez-y,  par centaines, demandez le programme, délectez-vous des beautés du vieux village, savourez les produits locaux, les créations maisons et tout ce qui aura été fait avec le coeur, pour vous, chers visiteurs.

lundi 18 juin 2018

Ils sont repartis...

Pendant une dizaine de mois, nous avons partagé notre maison ainsi que notre table familiale avec deux jeunes étudiants Canadiens. La maison a raisonné de leurs échanges anglophones au 2ème étage, la machine à laver a tourné plus que de coutume et je me suis souvent creusé la tête le soir pour trouver une  idée de repas susceptible de convenir à tout le monde. Au fil des mois, on s'est apprivoisé, on a appris à reconnaître nos habitudes, nos goûts, notre manière de faire. Alors qu'on s'inquiétait de la température en hiver dans les chambres sous le toit, nos deux jeunes nous rappelaient avec gentillesse qu'ils étaient Canadiens et qu'on ne devait pas s'inquiéter. Pas étonnant qu'on les imagine vivre dans des iglous ! A l'heure qu'il est, ils ont quitté la Suisse et traverseront bientôt l'Océan. La machine à laver tournera moins souvent, ils ne pousseront plus la porte de l'atelier en jetant un enjoué "bonjour" après l'école et on ne les entendra plus dévaler l'escalier grinçant pour aller prendre leur train le matin... Snif et resnif !