mercredi 17 janvier 2018

La réalisation du recueil de recettes

Il a bien fallu plusieurs mois pour réaliser ce joli recueil. Les enfants, même les plus jeunes, étaient invités à participer à l'aventure en réalisant une illustration de la recette d'une pâtisserie. Quelques élèves adultes se sont également pris au jeu de l'illustration. Ils ont pu choisir les ingrédients de la recette à illustrer. Bon, parfois, les oranges sont devenues des pommes, et les noisettes si joliment dessinées auront servi à un gâteau au chocolat. Une image a bien failli se retrouver à l'envers dans le livre, et je ne parle pas de l'écriture des recettes qui s'est révélée plus ardue que prévue. En effet, pas question de suggérer les quantités ou de laisser planer un flou artistique sur le temps de cuisson. Laborieux, mais toutes les recettes ont été testées avec succès. A la réalisation ainsi qu'à la dégustation. En fait, beaucoup d'anecdotes savoureuses ont jalonné ce projet de longue haleine. Ce qui est sûr, c'est que je garderai un très beau souvenir de cette réalisation collective. De plus, je suis persuadée qu'un peu de douceur avec des produits aussi naturels que possible, sans colorant ni agent conservateur ne peut pas vraiment faire de mal, mais ça, ça n'engage que moi.

jeudi 19 octobre 2017

Un poème par coeur

A l'école secondaire, l'un de nos profs avait eu à coeur de nous faire découvrir Victor Hugo et nous faire apprendre certains de ses plus beaux poèmes. Je ne le remercierai jamais assez. Extrait des Contemplations, "Demain dès l'aube.." résonne en moi comme une récitation intérieure indispensable. Récemment, je l'ai recopié mot à mot, en relevant bien la ponctuation, avant de l'illustrer à l'aquarelle. C'est là que j'ai remarqué que je récitais dans ma tête le mot "Honfleur" à la place de "Harfleur". Et ce n'était pas une erreur du manuel de poésie, j'ai vérifié. Bon, dès lors, il était nécessaire de changer de lieu de pèlerinage... N'empêche que ma soeur, obligée elle aussi d'apprendre par coeur ledit poème, avoue avoir appris également la version "Honfleur". Nous en avons déduit que cela sonnait beaucoup mieux à nos oreilles, et qu'il faut bien savoir prendre quelques libertés quand l'esthétisme le requiert, hi, hi. Bon, nous ne saurons jamais ce que le grand Victor Hugo pense de nos petits écarts....

jeudi 18 mai 2017

Peindre une fraise... ou la manger ?

Avoir des élèves, c'est renouveler sans cesse le plaisir de transmettre des connaissances, ou de faire des expériences inédites. Aujourd'hui, lors du cours pour enfants, il s'agissait de demander aux jeunes élèves (6 à 9 ans) de dessiner puis peindre une fraise. Première question : est-ce qu'on pourra la manger ? Oui, après l'avoir peinte. Deuxième question : et si on se souvient comment elle est, est-ce qu'on peut la manger tout de suite ?... Oh, elle a une forme de coeur. Je peux peindre un coeur et je lui rajoute les feuilles ? Bon, l'élève n'a pas rajouté les feuilles car ça n'allait pas bien sur le coeur...  Finalement, tous les enfants ont attendu d'avoir terminé de peindre pour manger leur modèle. Là, une jeune élève me dit : tu as vu, je l'ai dessinée comme si quelqu'un avait mordu dedans. Je pense que la jeune élève était très pressée de dévorer cette fraise...

mardi 21 février 2017

Le grand vide

La fin de l'année 2016 n'a pas épargné de grands dessinateurs, comme Burki et Mix & Remix, mais il y a un décès dont j'ai encore plus de peine à me remettre. Ma mère aussi dessinait bien, pas dans les journaux et la presse, mais dans nos livres de souvenirs. J'étais si fière, enfant,  de montrer les magnifiques roses qu'elle avait dessinées plus vraies que nature, avec sa touche de sensibilité traduite dans des nuances de carmin. En ce début d'année 2017, elle avait encore de beaux projets, et tenait à les partager avec ses  filles et ses petits-enfants. Elle nous avait même suggéré de noter quelques dates dans nos agendas, et nous a fait promettre de ne venir que si on en avait le temps. Elle s'en est allée avant la date du premier rendez-vous, bien trop tôt à mon goût, car j'avais aussi des projets pour elle. Maintenant que le temps a atténué les écorchures, j'ai relu certains textes écrits d'une main tremblante, où déjà se profilait devant elle, en guise de date, celle d'un prochain départ. Celui dont on ne revient pas, et qui met l'entourage dans un cruel face à face avec la mort et le néant. Avec l'absence aussi, et le vide. Le vertige, je le connaissait déjà, et là, je découvre le vide.  Hier, j'ai lu cette phrase si belle : le chagrin de la mort d'une maman est le premier qu'on ne peut pas partager avec elle. Et même si je ne partageais pas toujours mes inquiétudes et mes tristesses avec elle, je sens comme un déchirement en songeant aux instants de joie que je vivrai sans pouvoir lui en parler. Ou alors je lui en parlerai quand même....

lundi 19 décembre 2016

Pour qui sonnent les cloches de Noël....

Dans l'imagerie de Noël, en ce moment, la cloche est décidément l'objet avec lequel je me sens le plus d'affinités. Combien de fois ai-je murmuré son nom, ces dernières semaines, pour mes divers choix de dates, mes décisions douteuses et mes idées saugrenues. Rien de tout cela n'aura de conséquences graves en regard de la situation mondiale bien sûr, mais l'écho de mes décisions un peu cloches résonnera sans doute quelque temps encore dans mon subconscient !Et peut-être que je me ferai sonner les cloches...  Notez que j'ai eu beaucoup de plaisir à les peindre, c'était tout de même plus facile que de faire un auto-portrait, hi, hi. Joyeux Noël à tous !

jeudi 11 août 2016

Loups en vitrine

Ces derniers temps, quand je ne filais pas au bord du canal pour peindre, eh bien, je restais à l'atelier pour aquareller des loups. Eh oui, on dirait qu'ils ont remplacé mes girafes, à moins qu'ils ne les aient dévorées.... Mais non, je déclare mes sujets d'aquarelle totalement inoffensifs et non-violents. Mes loups sont donc exposés dans une vitrine à Neuchâtel, jusqu'au 3 septembre, juste en face de la gare. Parfois, il faut bien chercher dans le tableau pour voir le loup qui s'y cache ! Et si vous y jetiez un coup d'oeil ? Merci par avance de votre visite.

dimanche 17 juillet 2016

Peindre en été


Il est là, enfin, l'été, et j'ai envie d'en goûter toutes les saveurs. Alors, pour oublier la fureur et la violence de ce bas-monde, j'enfourche mon vélo, cheveux au vent et sac au dos, et je pédale jusqu'à la rive la plus proche. Cette eau-là n'a pas été le théâtre de grands naufrages, et elle ne connaît pas les vagues océanes. Elle peut être tourmentée pourtant et dangereuse. Je l'observe, puis je sors mon matériel d'aquarelle et tente d'apprivoiser le clapotis de l'eau . Les bleus et les verts que je façonne en mélangeant mes couleurs reflètent autant mes humeurs que la couleur réelle. Pendant ces moments-là, je ne pense à rien d'autre qu'à la beauté du paysage, au bonheur de pouvoir le peindre sans crainte. Je ne peux m'empêcher de penser que le monde irait sans doute mieux si chacun pouvait s'adonner à sa créativité naturelle. Cela éviterait peut-être que des forcenés ne prennent le volant d'un camion pour écraser au hasard d'autres humains, ou se faire exploser au milieu d'une foule, sous le soleil. Si chacun avait un but auquel s'accrocher, une passion à laquelle s'adonner, oui, je pense que le monde s'en porterait mieux. Alors, tous à vos pinceaux !