mardi 28 juillet 2020

L'inaccessible auberge....

Il nous restait un tiers du chemin à effectuer. Prenant mon courage à deux mains et ignorant tant bien que mal mon vertige lancinant, je gravissais escaliers et sentiers avec une furieuse envie de m'approcher de la mythique cabane. Et là, sans crier gare, la semelle de ma chaussure âgée d'une petite vingtaine d'années s'est décollée de tout son long. La traîtresse. Je fus en proie à un grand dilemne : continuer malgré tout en clopinant, ou alors, renoncer en invoquant le coup du sort et l'acharnement des éléments extérieurs. Je choisis la 2ème option. Quelques jours après mon retour, un peu frustrée de ne pas avoir pu découvrir, à l'angle d'un rocher, l'incroyable construction, je me suis consolée en l'aquarellant tranquillement depuis mon atelier, avec un léger vertige pictural....

dimanche 19 juillet 2020

Matinée au bord de la Thielle

L'été s'installe, mes cours d'aquarelle s'espacent et je cultive le plaisir de peindre à l'extérieur. La météo m'y invite. Ce matin-là, je longe le canal, sur mon vélo, mes affaires de peinture confinées dans mon sac à dos. Je cherche à m'échapper du vert omniprésent en ce début de mois de juillet. Et là, je repère cette tache rose dans l'écrin de verdure, éclairée par les rayons du soleil. Elle se reflète dans les eaux du canal. Deux arbres l'encadrent, et l'un deux me protège de l'intense luminosité. Cela ressemble à une invitation à m'asseoir sur ce banc qui fait face à ce paysage envoûtant. Je m'installe et me mets à peindre rapidement, alternant couleur et humidification du papier. Il ne doit pas sécher trop vite, alors je ne lui laisse aucun répit. Il s'agit de capter cette atmosphère matinale et la traduire au travers de mes couleurs. C'est ma manière de savourer l'été....