dimanche 17 mars 2019

Pour une guitare....

Voilà des années que notre fils a découvert son instrument fétiche : la guitare. Il a eu la chance de commencer à l'âge de 8 ans auprès d'une professeure aussi musicienne que pédagogue. Après quelques années, elle lui a conseillé, pour sa progression, de changer de professeur. Est-ce l'entrée en adolescence ou le changement d'enseignant qui a failli avoir raison des cours de guitare ? On a frôlé l'arrêt pur et simple, mais heureusement, une place s'est libérée chez un certain professeur au conservatoire. L'enthousiasme a été retrouvé, et ne l'a pratiquement plus quitté. Pas un Noël ou une fête de famille où il ne sort sa guitare pour jouer un ou deux morceaux devant l'assistance. Et là, récemment, à l'âge où l'on économise pour s'acheter une voiture, faire un voyage, s'installer, ce jeune homme a cassé sa tire-lire pour une nouvelle guitare, au son très amplifié. Il souhaitait passer son dernier examen au conservatoire avec le nouvel instrument. Il ne deviendra sans doute pas concertiste ou musicien professionnel, mais la musique l'aura accompagné tout au long de ces années charnières de la plus belle des manières, en l'invitant à la persévérance. Et si vous voyez dans ce texte un plaidoyer pour les bienfaits de la musique, tant mieux. Que ces quelques lignes contribuent à souligner encore l'importance de la musique et des arts dans nos vies.

mardi 26 février 2019

Du rucher, on voit ma maison....


Le mois passé, je parlais de bonnes résolutions à prendre. L'une d'elles pourrait être : écrire un nouvel article avant la fin du mois. Vais-je la tenir ?
Voici donc quelques lignes inspirées de mûres réflexions hivernales. Un de mes buts favoris de balade est le rucher. Presqu'une résidence secondaire, squattée par des milliers d'abeilles. La montée est assez raide, on ne la fait pas en bavardant car il s'agit de respirer. Une fois là-haut, j'aime m'installer sur une pierre ou sur mon siège pliable, et croquer la vue environnante. Les sujets ne manquent pas, entre le rideau d'arbres et les anciens murs de vignes, ou encore les Alpes parfois visibles au loin. Et puis, tout en bas, bien entourée par d'autres murs anciens, ma maison, qui ressort grâce à sa façade orange. Du rucher, je la vois bien. A l'inverse, depuis ma maison, je peine à voir le rucher, raison pour laquelle je n'ai pas essayé de le peindre depuis en bas. Voilà deux endroits qui comptent beaucoup. En bas, au village, cette maison nous abrite très agréablement, bien qu'il y fasse un peu froid en hiver. Ses nombreux recoins et ses pièces en enfilade lui confèrent beaucoup de charme. Bon, cet espace m'invite insidieusement à stocker un tas d'objets en ces murs... ce qui signifie que les bonnes résolutions de janvier ont encore leur raison d'être.... Quand je la regarde depuis en haut, je me dis qu'elle abrite ce que j'ai de plus cher : ma famille et mon atelier, mes élèves qui viennent y peindre, mes amies qui viennent y prendre le café. Et la marche jusqu'au rucher me permet de prendre un peu de recul, afin de mieux savourer le bonheur de réunir sous un même toit ce à quoi on tient tant.

mercredi 23 janvier 2019

Les bienfaits des bonnes résolutions

Début 2019, je me suis demandé si j'allais en prendre et ne pas les tenir comme d'habitude, ou renoncer. Il a fallu un début d'année riche en émotions pour que je réalise que pouvoir prendre des résolutions était finalement un luxe, qui impliquait d'être en bonne santé, volontaire et enthousiaste. Avoir envie de s'améliorer, de changer le monde, ou d'acquérir de nouvelles connaissances. Finalement, les résolutions que j'ai prises pour 2019 ne diffèrent pas beaucoup des précédentes, et je ne me fais pas trop d'illusions sur leur aboutissement, mais je réalise que j'ai pris plaisir à en prendre quelques-unes, que je m'efforcerai de tenir. J'en ai pris aussi certaines que je tenais déjà sans trop de difficulté, comme : peindre et créer aussi souvent que possible. Et les autres englobent une volonté de ne plus laisser le courrier s'amonceler et ranger-trier. L'effet très positif de la prise de résolutions est d'y croire avant de s'atteler à la tâche. Je constate qu'en ce début d'année, j'ai réellement fait diminuer la pile de courrier en retard, et rangé de petites parties de la maison. Janvier est un mois particulier à mes yeux, comme un sas de décompression après l'intensité de la fin de l'année. Alors, avant d'être happée par le tourbillon des jours et des semaines qui s'annoncent très intenses, je savoure encore l'espoir de tenir au mieux des résolutions prises pendant ce début d'hiver plein de promesses.

mardi 13 novembre 2018

Bientôt un Marché de Noël


Ce n'est pas un marché de Noël de plus, c'est celui qui est né de notre désir de créer une atmosphère chaleureuse au coeur de l'hiver, un havre de lumière et de douceurs. Les odeurs de cannelle se mêleraient à celles du chocolat chaud, et les artisans pareraient leur chalet d'objets magnifiques. Maintenant, il s'agit de concrétiser nos rêves pour leur donner corps et réalité. Jour J-17. Régler des questions techniques, plancher sur des organigrammes, se préoccuper de la sécurité de chacun et faire adopter des sapins. Un vrai défi, aussi varié que stimulant. C'est notre premier marché de Noël, on l'aime déjà tel qu'il est, en devenir, et on espère que vous l'aimerez aussi, lorsqu'il sera prêt,
car on le fait pour vous. Alors, courez-y,  par centaines, demandez le programme, délectez-vous des beautés du vieux village, savourez les produits locaux, les créations maisons et tout ce qui aura été fait avec le coeur, pour vous, chers visiteurs.

lundi 18 juin 2018

Ils sont repartis...

Pendant une dizaine de mois, nous avons partagé notre maison ainsi que notre table familiale avec deux jeunes étudiants Canadiens. La maison a raisonné de leurs échanges anglophones au 2ème étage, la machine à laver a tourné plus que de coutume et je me suis souvent creusé la tête le soir pour trouver une  idée de repas susceptible de convenir à tout le monde. Au fil des mois, on s'est apprivoisé, on a appris à reconnaître nos habitudes, nos goûts, notre manière de faire. Alors qu'on s'inquiétait de la température en hiver dans les chambres sous le toit, nos deux jeunes nous rappelaient avec gentillesse qu'ils étaient Canadiens et qu'on ne devait pas s'inquiéter. Pas étonnant qu'on les imagine vivre dans des iglous ! A l'heure qu'il est, ils ont quitté la Suisse et traverseront bientôt l'Océan. La machine à laver tournera moins souvent, ils ne pousseront plus la porte de l'atelier en jetant un enjoué "bonjour" après l'école et on ne les entendra plus dévaler l'escalier grinçant pour aller prendre leur train le matin... Snif et resnif !

lundi 28 mai 2018

Lessive au soleil

Chez nous, certains appareils se sont donné le mot pour tomber en panne. Deux d'entre eux sont particulièrement sollicités en ce moment : la machine à laver, et le séchoir lorsqu'il pleut. Imaginez notre maisonnée à 6 personnes, dont trois étudiants qui rentrent de camping,  une fille fraîchement rentrée de voyage, + le quotidien familial. Et tout ce petit monde revient bien entendu avec un joli baluchon de linge sale. C'est justement là que l'indispensable lave-linge se met à trembler, puis à pécloter sérieusement. Le réparateur appelé à la rescousse a pu constater l'âge très avancé de l'engin. Pourvu qu'il tienne encore quelques semaines, le temps d'avoir des pensées très émues pour nos grand-mères qui lavaient leur linge à la fontaine, et de feuilleter le catalogue décrivant l'appareil le plus économico-écologique. Et pour ce qui est du séchoir, tombé également en panne au même moment, arg, eh bien je compte ardemment sur le soleil et les éclaircies. Et ça marche assez bien entre deux orages....Que mes chères voisines ne s'étonnent pas si elles me voient débarquer avec une corbeille de linge....

lundi 23 avril 2018

Journée mondiale du livre

En cette journée mondiale du livre, j'ai envie de parler d'un premier désamour des livres pendant mes jeunes années. A cette époque, je partageais ma chambre avec une soeur passionnée de lecture.  Combien de nuits ne l'ai-je suppliée d'éteindre cette satanée lumière pour que je puisse enfin dormir. A mes jérémiades elle répondait, inlassablement : je finis juste ma page. Que les caractères devaient être petits et illisibles pour qu'une page soit si longue à déchiffrer, me disais-je.... Dans mon lit, je pestais, maudissant les livres qui intéressaient tant ma soeur alors que moi, je voulais juste éteindre la lumière et m'endormir. Et puis, soudain, par curiosité ou par esprit de vengeance, je me suis mise à lire aussi, le soir de préférence. Et maintenant encore je souris en m'entendant répondre à celui qui me demande gentiment d'éteindre la lumière : "je finis juste ma page".