Pendant les vacances de printemps 2015, j'ai eu le plaisir de faire une marche dans les sentiers reliant Rossinière à Château d'Oex, en compagnie de ma nièce et sa fille de 5 ans. Après à peine un quart d'heure de montée plutôt raide, la petite demande si quelqu'un peut la porter. Comme il restait plus d'une heure de marche, pas question de céder à cette demande. Alors, ni une ni deux, je propose à la fillette de lui conter l'histoire du Petit Poucet, qu'elle ne connaît pas encore. Comme elle est de langue maternelle allemande, sa maman s'engage à traduire simultanément mes paroles si nécessaire. Et c'est ainsi que je lui conte Le petit Poucet, ce p'tit gars malin qui refuse d'être abandonné dans la forêt par ses parents, et qui se débrouille pour emmener dans ses poches les petits cailloux blancs qu'il sème afin de retrouver son chemin.
L'histoire est suffisamment captivante pour occuper l'esprit de la jeune marcheuse qui en oublie de trouver qu'il fait trop chaud, que c'est encore loin, que ça monte, et qu'elle a mal aux pieds. Ah, la magie des contes! J'ai utilisé ce stratagème plusieurs fois avec mes propres enfants, afin de les faire marcher plus longtemps, hi, hi.
Et c'est ainsi que bercées par ce conte, nous sommes arrivées sans embûche à Château d'Oex. Mon adorable petite-nièce nous suivait, un peu à distance, alors que nous traversions le haut de la bourgade. Quand je me suis retournée, je l'ai surprise en train de faire une provision de petits cailloux. "Mais, Vivienne, tu n'as tout de même pas peur qu'on t'abandonne dans la forêt" ? "Non", me répond-elle, "sauf si je deviens comme le Petit-Poucet, là j'aurai besoin de petits cailloux....." Si ce n'est pas de l'identification, ça ! Le retour s'est fait en train, et en 5 minutes. Même pas le temps de raconter une autre histoire !
lundi 20 avril 2015
jeudi 12 février 2015
Ma journée de quinca au taquet !
dimanche 1 février 2015
Balade au clair de lune
La lune était à 87 % de sa plénitude samedi soir, et on a décidé d'aller la voir de plus près, sur les crêtes. Avec une bande de copains, on a enfilé gants et raquettes avant d'attaquer la montée dans la forêt. Les quelque 60 cm de neige sur le chemin atténuaient le bruit de nos raquettes, et peut-être même celui de notre babillage. La lune se montrait parfois entre deux sapins, légèrement voilée par les nuages, déversant une lueur assez pâle, nous permettant de monter sans lampes de poche... et sans regretter l'absence de réverbères le long du sentier. On a marché ainsi à la queue-leu-leu, en encourageant les vaillants ouvreurs du sentier. Une fondue nous attendait dans une métairie tout là-haut. Après s'être bien restaurés et réchauffés, nous avons attaqué la descente par les crêtes. Là, le ciel était dégagé, la lune nous gratifiait de son éclat, les sapins recouverts de neige se tenaient droits comme des i, branches ballantes. Spectacle presque surréaliste, pas étonnant que certains d'entre nous se soit cassé la figure en s'encoublant dans leurs raquettes, hi, hi. Quelle belle soirée !
Et ce matin, à mon lever, je me suis dépêchée de faire une petite aquarelle avec les images engrangées lors de cette soirée magique. .
Et ce matin, à mon lever, je me suis dépêchée de faire une petite aquarelle avec les images engrangées lors de cette soirée magique. .
mardi 23 décembre 2014
Une histoire de Noël en 3 semaines
Des histoires de Noël, j'ai déjà eu le plaisir d'en écrire quelques-unes, pourtant, je trouvais qu'elles dataient un peu. Et comme ce n'est que pendant la période de Noël que j'ai envie d'en écrire, il fallait trouver une stratégie. D'où cette idée de créer une histoire presque en direct, où chaque jour depuis le 6 décembre je montrerais dans ma vitrine une nouvelle image du conte de Noël. Bon, j'ai pris un peu d'avance pour écrire le fil rouge de l'histoire, afin de savoir où j'allais conduire mes personnages. Au début, c'était très confortable car j'avais au moins 3 illustrations d'avance. Puis, l'avance s'est réduite à une page et la dernière semaine, je me suis retrouvée, comme il se doit, à réaliser la page du soir le matin même !! J'ai parfois pensé à l'écrivain Balzac, contraint de carburer au café car il promettait un chapitre de roman par semaine à un journal alors qu'il ne l'avait pas encore écrit !! Bien sûr, la comparaison s'arrête à la consommation de café ! Aujourd'hui, on est le 23 décembre et je viens de terminer la dernière page de La tournée du Père Noël, avec la satisfaction d'avoir tenu mon engagement et, surtout, d'avoir dès demain soir une nouvelle histoire à conter à mes très chers neveux et petits-neveux. Alors, Joyeux Noël à tous !
jeudi 11 décembre 2014
Hommage
Petite abeille qui nous connaît si bien... un grand malheur a frappé notre famille. L'un des nôtres est parti et il ne viendra plus jamais nous rendre visite. Si vous le pouvez, je vous demande, vous qui volez si haut dans le ciel, d'intercéder en sa faveur auprès du Créateur....
Oui, les abeilles, il les aimait tant, il en prenait grand soin, et quand il parlait d'elles, on voyait la flamme de la passion illuminer son regard. Mon beau-père, c'était un sacré bonhomme. Quand j'ai fait sa connaissance, il était déjà apiculteur. Avec lui, les abeilles étaient bien gardées, elles pouvaient se sentir au chaud, et l'hiver, alors qu'elles dormaient, lui, il dévalait les pentes à ski à toute vitesse. Un autre aspect très attachant de sa personnalité, c'était son humour et sa façon de chicaner gentiment ses petits-enfants. Je le connaissais depuis près de 25 ans, et il avait toujours l'air jeune et en bonne forme. Alors, pourquoi est-il parti ainsi, sans avoir le temps de prévenir ? Lui si inquiet de la mort des abeilles ne semblait pas avoir été mis au courant de sa fin imminente. La mort est venue le chercher en omettant de le prévenir, pour le prendre par surprise, comme une voleuse de miel qui craint d'être piquée. Son rucher ressemble à un foyer sans feu. Est-ce que ses abeilles se réveilleront ce printemps ? Et ses proches, comment se réveilleront-ils après cette brusque disparition ? Il n'y a pas que les abeilles qui se sentent orphelines à la veille de cette fin d'année...
Oui, les abeilles, il les aimait tant, il en prenait grand soin, et quand il parlait d'elles, on voyait la flamme de la passion illuminer son regard. Mon beau-père, c'était un sacré bonhomme. Quand j'ai fait sa connaissance, il était déjà apiculteur. Avec lui, les abeilles étaient bien gardées, elles pouvaient se sentir au chaud, et l'hiver, alors qu'elles dormaient, lui, il dévalait les pentes à ski à toute vitesse. Un autre aspect très attachant de sa personnalité, c'était son humour et sa façon de chicaner gentiment ses petits-enfants. Je le connaissais depuis près de 25 ans, et il avait toujours l'air jeune et en bonne forme. Alors, pourquoi est-il parti ainsi, sans avoir le temps de prévenir ? Lui si inquiet de la mort des abeilles ne semblait pas avoir été mis au courant de sa fin imminente. La mort est venue le chercher en omettant de le prévenir, pour le prendre par surprise, comme une voleuse de miel qui craint d'être piquée. Son rucher ressemble à un foyer sans feu. Est-ce que ses abeilles se réveilleront ce printemps ? Et ses proches, comment se réveilleront-ils après cette brusque disparition ? Il n'y a pas que les abeilles qui se sentent orphelines à la veille de cette fin d'année...
mardi 18 novembre 2014
Le charme des rencontres de classe
Ils étaient presque tous là, mes copains de l'école de Courtelary, âgés pour la plupart de 50 ans. Notre première grande réunion avait eu lieu il y a 10 ans (mais oui, vous êtes forts en calcul, c'était pour nos 40 ans) et elle avait grandement servi à retracer nos étonnants parcours entre la sortie de l'école et cet âge respectable. Mais lors de cette deuxième réunion, il n'a pas été nécessaire de refaire son chemin de vie dans le détail, ou alors simplement en mentionnant un déménagement, un événement marquant ou en précisant l'âge de nos enfants ou de nos parents. Il restait donc du temps pour s'observer, redécouvrir ces voix familières, reconnaître sans peine ces visages que le temps a somme toute peu altérés. Ginette - qui avait déjà un appareil photo à l'époque (hi, hi) - avait apporté quelques albums de photos, et on s'est régalé de ces souvenirs communs de camps de ski ou autres voyages de fin de scolarité. . En cours de soirée, on est même retourné dans une classe de cette bonne vieille école de Courtelary. Son odeur de vieux murs m'a replongée dans une myriade de souvenirs encore bien présents et très plaisants pour la plupart. Oui, j'ai décidément beaucoup aimé cette période scolaire, grâce à mes collègues de classe, grâce aussi à certains professeurs passionnants. En retournant dans la salle de nos retrouvailles joliment décorée, j'ai pu mesurer à quel point ces années-là avaient compté. Autour de moi, quelques visages témoins de mes premiers émois amoureux (eh, on avait quand même déjà 11 ans et pas trop de loisirs) et des amorces d'amitiés particulières. Mais voilà, mon côté "Cendrillon" m'a poussée à les quitter à minuit, par peur de rentrer à pied sous la pluie, de me transformer en crapaud... ou de remonter le temps trop intensément ! Quelle belle soirée, vivement les prochaines retrouvailles, avec encore plus de participants, d'accord ?.
lundi 22 septembre 2014
Mon apiculteur préféré
Au dessus- de mon village, il y a comme un balcon en forêt. C'est une clairière, dont les anciens murs de vignes dépassent des herbes de la prairie. Un tas d'essences de fleurs y poussent, grâce à une manière écologique de faucher l'herbe. Un royaume pour les abeilles de nos 3 ruches, qui récoltent, en général 3 fois par année, un fameux nectar. Tout cela se fait sous l'oeil vigilant d'un apiculteur. Il s'est lancé dans l'aventure il y a 3 ans, avec la ruche que son fiston avait reçu pour ses 13 ans. Après le travail ou le week-end, il s'élance en direction du rucher. D'ailleurs, depuis notre terrasse, on aperçoit nos ruches. En été, il vaut mieux rester dans les parages pour surveiller le comportement des abeilles, les épauler dans leur tâche et bien sûr, récolter le miel. Parfois, je l'accompagne au rucher. Il enfile son voile et vaque à ses occupations en espérant ne pas se faire piquer alors que quelques mètres plus loin, je m'installe avec ma boîte d'aquarelles pour immortaliser une fleur de saison, une vue du village, ou encore un apiculteur à l'oeuvre.... Il y a des moments parfaits dans la vie, ceux-là en font partie.
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