dimanche 29 septembre 2024

Le frelon asiatique n'a qu'à bien se tenir, Petit-Ours arrive à la rescousse...




Avec ma collègue Caroline Mandy, nous en sommes à notre troisième tome des aventures de Petit-Ours, personnage mythique du monde de l'enfance. Dans le tome 1, Petit-ours se demande ce que peut bien être l'amour. Dans le tome 2, petit-ours apprend la patience, et la persévérance aussi. Et dans Petit-Ours Chevalier du miel, il trouve un stratagème pour aider ses amies les abeilles à lutter contre ce maudit frelon qui menace la ruche. 

Il y a toujours un pot de miel qui traîne sur les pages d'un album de Petit-ours, il faut dire que le monde des abeilles nous fascine. Car les abeilles ont bien besoin d'un petit-ours qui les défendrait contre un fléau, parmi tant d'autres. L'apiculture est un exercice difficile, que l'on ne peut exercer qu'avec beaucoup de patience et d'humilité, et, avant tout, de passion.

Amour, patience et action, résumé parfait des caractéristiques des 3 tomes de notre petit personnage si attachant.


Auteure : Caroline Mandy

Illustratrice : Marianne Schneeberger

Editions : La Maison Rose, Cossonay

Prix : 16.-, en librairie, à l'atelier, etc.



lundi 5 juin 2023

Fête du quartier : Quand la pluie révèle des qualités et resserre les liens

 La fête des voisins.

La date officielle était le vendredi 2 juin, mais n'étant pas libre ce soir-là et faisant partie du "comité d'organisation", j'ai proposé le samedi 3 juin. Mes collègues auraient dû se méfier d'emblée, étant donné que mes choix de date sont souvent parsemés d'embûches. Donc, le samedi, malgré les prévisions qui annonçaient de la pluie dès 13h, puis dès 14h, bref toutes les heures , elle n'est pas venue. Elle a attendu que tous les participants à la fête soient là, occupés à déballer leurs alléchantes spécialités culinaires et autres apéritifs pour se rappeler à notre bon souvenir, d'abord au compte-gouttes, puis, plus intensément. Trop tard pour reporter la fête, et à ce stade, personne n'avait envie de remballer son matériel et rentrer bredouille. C'est là que des talents de débrouillardise, ingéniosité et réminiscence de scoutisme ont émergé. Notez que les inondations de 2021 nous avaient sans doute déjà enseigné quelques réflexes de protection anti-déluge. Parmi la trentaine de convives, quelques aguerris ont dégoté une si grande bâche qu'on s'est demandé d'où elle sortait, et en un temps record, elle recouvrait la rue adjacente au lieu prévu initialement. Ni une ni deux, chacun s'est emparé des tables pour les transporter sous la bâche, avant d'agencer les victuailles qui avaient un peu valdingué. La rue s'en est trouvée presque complètement bloquée par les tables et bancs, seul les piétons, et les poussettes, pouvaient passer. Rue décrétée piétonne donc pour l'occasion. Par chance, les voitures stationnées appartenaient toutes aux participants. Est-ce cette proximité forcée, cet agglutinement à l'abri de la pluie qui ont fait que cette édition aura été particulièrement chaleureuse et sympathique ? On se souviendra sans doute longtemps de l'édition 2023 de la fête des voisins du quartier.

lundi 19 septembre 2022

Indépendance et retraite



 

Ma semaine se divise en demi-journées de cours d'aquarelle dispensés à des adultes et des enfants, en demi-journées d'ouverture de mon atelier-café, en journée de garde de petits-enfants, et en moments créatifs divers, variés et peuplés d'imprévus.

Certaines personnes de mon entourage ont pourtant la curieuse impression que "indépendance" rime avec "temps libre" ou "retraite".

Alors de la retraite, parlons-en.  Je m'en trouve encore éloignée de quelques années, et n'imagine pas cesser totalement mes activités artistiques, si la santé et l'énergie me le permettent bien entendu. Néanmoins, je suis opposée à ce relèvement de l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans. Quel gâchis d'avoir proposé une réforme de l'AVS en voulant économiser des deniers sur le dos des femmes. Et oser, de surcroît, brandir la bannière de l'égalité homme-femme alors que l'égalité salariale, entre autres, n'est pas avérée. 

Si j'obtenais une rente AVS à 64 ans tout en exerçant, mais de manière réduite, mon activité indépendante et artistique, j'en profiterais pour en investir une partie dans des projets collectifs et créatifs. Les idées ne manquent pas, ce serait une manière de faire circuler cet argent. De plus, j'aurais l'impression d'une forme de reconnaissance pour toutes les heures passées à "rendre service" ou réaliser des taches bénévolement. Cette rente me permettrait de plancher sur des projets artistiques sans devoir me soucier d'un rendement. 

Et bien sûr, je ne suis pas seule dans ce cas. Au nom de mes contemporaines qui ont arrêté de travailler en raison d'épuisement, ou suite à une mise à l'arrêt, et qui craignent de ne pas trouver un nouvel emploi, je voterai non à cette réforme-là.

J'en profite pour remercier toutes les personnes qui se sont penchées sur le fonds de cette réforme pour en dégager des chiffres très évocateurs et trouver les arguments suffisamment convaincants pour voter NON sans hésitation
.

mercredi 15 juin 2022

Participer à un salon du livre au village


 Je me réjouissais beaucoup d'y participer, et je n'ai pas été déçue. Plein de chaleureux moments d'échange avec les visiteurs, et les collègues assises juste à côté de moi. 

Bien sûr, j'aurais aimé m'arrêter devant le stand de chaque auteur.e., découvrir leurs dernières parutions, retourner leurs ouvrages sur la 4ème de couverture,  tenter de me faire une idée du contenu du bouquin. J'aurais aimé échanger avec eux, parler de ce que c'est que d'écrire, de leur inspiration, de ce qui les a poussés à écrire une telle histoire. J'aurais aimé lire à voix basse quelques vers, y voir des images, tourner la page et en découvrir un autre, en fermant les yeux. 

Un peu plus loin, il y avait même des bd et d'autres livres illustrés. Et là, j'aurais aimé admirer les images en oubliant le texte, poser des questions sur la technique, deviner la trame de l'histoire en ne regardant que les couleurs.

En fait, vous l'avez deviné, pour apprécier totalement et intensément ce 1er salon du livre au château, il aurait fallu que je sois plusieurs, ou que je me dédouble, ou que je ne tienne pas de stand mais cela m'aurait manqué, ou que le salon se déroule sur deux jours. Un jour pour présenter ses livres, un jour pour découvrir les livres des autres. Et puis, toute la semaine pour se dire : qu'est-ce que c'était bien, cette 1ère édition.

samedi 14 mai 2022

Naissance d'une exposition d'aquarelles



Voilà des mois que l'on en parle, que l'on planifie, que l'on organise.. Le comité a connu un festival d'émotions, oscillant entre enthousiasme et découragement suite à la destruction des panneaux par les inondations. Mais les artistes ont répondu présents, prêts à se lancer dans l'aventure de cette nouvelle exposition collective. Et si la formule vous plaît, si vous répondez présents, eh bien, il y en aura d'autres....

. Mais là, c'est la première qui est sur le point d'éclore, et elle sera belle. Dans qq jours, 12 aquarellistes chevronné.e.s viendront accrocher leurs oeuvres sur des panneaux spécialement construits dans des ateliers protégés, pour l'occasion. Plus de 100 aquarelles à admirer dans l'historique Maison Vallier. Venez nombreux, le vernissage a lieu vendredi 20.5.2022 à 18h (juste avant le spectacle de danse sur la place du village). Puis l'exposition sera ouverte tous les jours jusqu'au 29.5. Mettez vous-en plein la vue, car "il nous faut regarder, ce qu'il y a de beau....".

mardi 25 janvier 2022

Sobre paysage d'hiver

 


Le soleil pointait le bout de son nez et réchauffait un peu l'atmosphère glaciale de ces derniers jours. Equipée de mon siège pliant et de mon sac à peinture, j'ai traversé une petite forêt en quête d'une vue inspirante. Bien installée, mains gantées, rien ne semblait pouvoir m'empêcher de m'adonner à ma passion de l'aquarelle en plein air. Et pourtant.... l'eau que j'utilise pour diluer mes couleurs gelait dès qu'elle entrait en contact avec la peinture. Ok pour les effets spéciaux, mais impossible d'utiliser l'aquarelle dans ces conditions. J'ai pensé à cet aquarelliste qui emportait une bouteille de vodka lors de ses sorties hivernales, afin d'empêcher l'eau de geler sur la palette. Bon j'avais bien une bouteille de non-filtré dans la voiture, mais elle était destinée à un apéritif, alors je n'allais tout de même pas la gaspiller sur le papier... j'ai donc terminé cette aquarelle le lendemain, dans la chaleur de mon atelier, la tête pleine de souvenirs.



lundi 6 septembre 2021

Les petits ruisseaux font les grands déluges


 Je l'ai peint plusieurs fois, ce Ruhaut. Fascinée par cette eau qui jaillit en cascade sur la roche, je me suis installée en face, souvent au printemps ou au début de l'automne, pour l'esquisser avant de l'interpréter en couleur. 

Jamais je n'aurais imaginé que ce filet d'eau tremblotant puisse faire autant de dégâts, en dévastant les chemins qui mènent au village, entraînant dans son sillage des quantités de gravats, arrachant buissons et branches. 

Je crois que je préfère désormais poser mon regard sur de l'eau stagnante, apprivoisée, encerclée, interdite de débordements. Bref de l'eau canalisée, maîtrisée. Rassurante et apaisante. Comme cette étendue d'eau qui stagne entre la Vieille Thielle et le canal, chamboulant le paysage et cassant la routine. 



lundi 8 mars 2021

Pensée du 8 mars

 


Assise sous cette tente de fortune, cette petite fille n'est ni dans un camping, ni en vacances. Comme tant d'autres, elle a été déplacée dans ce campement de fortune à Lesbos, exilée. Le destin de cette enfant n'est sans doute plus entre les mains de ses parents et ses souvenirs seront à jamais marqués par l'abandon et la lutte pour la survie au quotidien dans le camp de la Moria. Elle a  déjà perdu le droit d'être une enfant, et cela m'attriste profondément. J'ai découpé la coupure de presse, sorti mes pinceaux, et passé un peu de temps avec elle, en songeant à ce que pouvait être sa vie au quotidien. Je sens un vent de révolte sourdre....Quel est donc ce monde où des enfants sont ainsi victimes de la détresse et de la violence des adultes? A quoi ressemblera leur vie ? Dans ces destins dramatiques, la résilience n'est pas un vain mot. Aujourd'hui, c'est la journée des femmes, et il reste encore tant à faire, pour que les fillettes ne soient plus en danger, pour que les femmes ne soient plus humiliées et maltraitées à travers le monde. C'était ma pensée du 8 mars...

dimanche 6 décembre 2020

Retour à la période "Maison Forestière"


 J'ai écrit cette histoire il y a presque 20 ans. Je ne l'aurais pas écrite ailleurs, elle est intimement liée au lieu et aux sentiments qui m'habitaient en cette période. A l'époque, je ne connaissais et n'utilisais pas le mot confinement, pourtant, mon quotidien y ressemblait furieusement. En effet, nous avions atterri un peu par hasard dans cette maison, éloignée de tout, avec notre petite fille àgée d'un an. Mon mari partait le matin au travail, avec notre unique véhicule. Les premiers mois, je les ai passés à arpenter la forêt environnante et à découvrir les plus proches habitations ou cafés accessibles facilement. En fait, il n'y en avait guère à moins d'une heure de marche. Heureusement que nous avions des voisins, installés dans la deuxième bâtisse, et parents d'un petit garçon du même âge que notre fillette. Un an plus tard, nous avons opté pour l'achat inévitable d'un deuxième véhicule. Ma fibre écologiste a dû s'y résoudre, aucun moyen de transport ne venant jusque chez nous. Mille fois, j'ai eu envie de retourner dans notre dernier pays d'accueil : la Hollande, où nous vivions dans un quartier très animé et très passant, où parfois je renonçais à allait ouvrir quand on sonnait à la porte, histoire d'avoir un peu de tranquillité aussi. A la maison forestière, nous n'étions sur le passage de personne, il fallait vouloir venir, s'enfoncer dans la forêt, braver les chiens, apercevoir la maison. Et petit à petit, je m'y suis habituée, deux autres enfants sont nés, donnant beaucoup de sens à cette vie proche de la nature. J'ai fini par chérir cet endroit au plus profond de moi, goûtant à cette tranquillité, peignant chaque fois que c'était possible, quitte à me lever très tôt ou me coucher très tard. Le souvenir de ces années passées dans cette maison verte est gravé à jamais,  comme des moments très intenses et très riches de ma vie, malgré les difficultés des débuts. Me replonger dans ces souvenirs grâce à la réédition de cet ouvrage, aura été une très belle expérience en cette année 2020 si particulière. Celle-là aussi restera gravée....

mardi 28 juillet 2020

L'inaccessible auberge....

Il nous restait un tiers du chemin à effectuer. Prenant mon courage à deux mains et ignorant tant bien que mal mon vertige lancinant, je gravissais escaliers et sentiers avec une furieuse envie de m'approcher de la mythique cabane. Et là, sans crier gare, la semelle de ma chaussure âgée d'une petite vingtaine d'années s'est décollée de tout son long. La traîtresse. Je fus en proie à un grand dilemne : continuer malgré tout en clopinant, ou alors, renoncer en invoquant le coup du sort et l'acharnement des éléments extérieurs. Je choisis la 2ème option. Quelques jours après mon retour, un peu frustrée de ne pas avoir pu découvrir, à l'angle d'un rocher, l'incroyable construction, je me suis consolée en l'aquarellant tranquillement depuis mon atelier, avec un léger vertige pictural....

dimanche 19 juillet 2020

Matinée au bord de la Thielle

L'été s'installe, mes cours d'aquarelle s'espacent et je cultive le plaisir de peindre à l'extérieur. La météo m'y invite. Ce matin-là, je longe le canal, sur mon vélo, mes affaires de peinture confinées dans mon sac à dos. Je cherche à m'échapper du vert omniprésent en ce début de mois de juillet. Et là, je repère cette tache rose dans l'écrin de verdure, éclairée par les rayons du soleil. Elle se reflète dans les eaux du canal. Deux arbres l'encadrent, et l'un deux me protège de l'intense luminosité. Cela ressemble à une invitation à m'asseoir sur ce banc qui fait face à ce paysage envoûtant. Je m'installe et me mets à peindre rapidement, alternant couleur et humidification du papier. Il ne doit pas sécher trop vite, alors je ne lui laisse aucun répit. Il s'agit de capter cette atmosphère matinale et la traduire au travers de mes couleurs. C'est ma manière de savourer l'été....

jeudi 14 mai 2020

La partie n'est pas terminée

J'ai réalisé ce jeu de l'oie au début de la période de confinement, histoire de bien intégrer toutes ces nouvelles règles d'hygiène et de distance sociale. Le déconfinement a commencé, pourtant j'ai l'impression que la partie n'est pas terminée. J'aimerais que tout se passe comme dans le jeu, qu'il suffise de reculer un peu pour effacer les erreurs, que l'on puisse recommencer le tour même si on a attrapé le virus et qu'à l'arrivée, on nous annonce que le virus a été vaincu. Et accessoirement, que l'on puisse faire une partie avec des amis à moins de 2 mètres de distance....

mardi 5 mai 2020

Elles n'auraient pas aimé....

En ces temps de repli en confinement, je pense souvent aux grands-mamans dont je me suis inspirée pour écrire "Grand-maman des villes et Grand-maman des champs". A l'heure qu'il est, elles sont malheureusement décédées, emportées par d'autres maladies que le Covid-19. J'ose à peine imaginer avec quelle difficulté elles auraient dû traverser cette crise sanitaire, tant elles se seraient senties isolées, voire abandonnées. Chacune dans sa grande maison, occupée par leur seule présence. Bien sûr, elles auraient été entourées, à distance, par leurs familles et leurs amies. Leur boîte aux lettres se seraient joliment garnies de cartes postales et missives manuscrites, plus souvent sans doute qu'en temps normal. Je suis certaine qu'elles nous auraient encore parlé de la guerre et des privations, des temps anciens parfois si difficiles. Et on les aurait écoutées avec d'autant plus d'attention. J'ai beau me dire qu'elles sont mieux là où elles sont, leurs conseils et leur sagesse me manquent. Je suis certaine qu'elles auraient même su nous rassurer, du haut de leur grand âge et de leur expérience de la vie.

dimanche 26 janvier 2020

Expo 2020

Voici déjà quelques temps que je ressentais ce besoin de retourner exposer dans mon vallon natal. L'occasion s'est présentée, sous forme d'expo collective, encre et aquarelle.  Je ne pouvais guère prétendre à une autre technique, alors j'ai senti comme un signe, une invitation. Bienvenue si vous passez par là.

jeudi 9 janvier 2020

Clair-obscur


Le regard de deux générations se croisent sur cette photo, entre ombre et lumière. D'un côté, l'aïeule de la famille, happée petit à petit par la maladie, et son arrière-petite-fille, pleine de vivacité. Que se disent-elles donc ?  L'intensité de leur regard est si touchante....On devine un dialogue intergénérationnel, un passage de témoin.  Elles auront eu le bonheur de se croiser pendant 8 mois. La petite a vécu dans la joie son premier Noël, et l'aïeule a tourné la page du dernier, avant de rejoindre les étoiles....Elle laisse dans son sillage une belle et grande descendance, peuplée d'enfants devenus adultes, de petits-enfants et arrière-petits-enfants qui portent en eux les valeurs qu'elle a su leur insuffler. Et restera, à jamais, le souvenir....

mercredi 27 novembre 2019

Résumer 20 ans d'illustration en présentant 10 albums jeunesse

Se pencher sur mes albums jeunesse réalisés dès l'an 2000, c'est se retourner sur les années très importantes de notre vie, celles où on a vu grandir nos enfants, et sortir de presse des ouvrages étroitement liés à la vie familiale, parfois même inspirés de celle-ci. J'aurai le plaisir de les présenter et d'en lire quelques passages lors d'une soirée littéraire biennoise. Bienvenue si cela vous intéresse.

lundi 30 septembre 2019

Hommage à Cendrillon

Hommage à Cendrillon

Elle a grandi en compagnie de nos enfants, et nous a accompagnés pendant plus de 20 ans. Nos souvenirs avec elle sont bien vivaces, et ce n'est pas étonnant. Cendrillon avait des côtés très attachants, tout en se profilant avec un caractère bien trempé. Nous nous étions adaptés à ses lubies et ses tactiques très fines. On la trouvait aussi intelligente que gracieuse. 20 ans, c'est presque une génération, un pan d'histoire familiale avec son lot de petits et grands événements.  Je me suis dit que tout cela méritait bien un livre. Alors le voici, prêt à être publié. J'aurai attendu deux ans, avant de trier les nombreux portraits et esquisses de Cendrillon réalisés de son vivant. Pas question de raconter toute sa vie, mais plutôt d'en extraire les moments charnières et précieux, la faire revivre sous mon pinceau, le temps d'un dessin. Bien sûr, les aventures de Cendrillon ont été résumées, et la liste de ses frasques n'est pas exhaustive. Cendrillon ressemble sans doute a beaucoup d'autres chats, j'ai choisi de vous la dépeindre de cette manière, soucieuse d'extraire ce qui nous a marqués plus particulièrement dans son parcours, pour mon plus grand plaisir....et le vôtre j'espère.

dimanche 7 juillet 2019

Année scolaire 2018-2019, dans notre maison

Qu'elle aura été riche en événements, cette année scolaire 2018-2019. Pour la résumer, cette image avec des visages aux fenêtres, portraits de ceux qui sont venus joyeusement peupler les murs de la maison orange. Tout d'abord, il y a eu le retour de notre deuxième fille, revenue des Etats-Unis après une année de stage. Elle occupe joyeusement le 2ème étage de la maison. Son retour a été suivi de l'arrivée d'un jeune étudiant fraichement débarqué du Canada pour passer une année au Junior Collège à Neuchâtel. Bon, il ne logeait pas au grenier, contrairement aux apparences, rassurez-vous.  Puis, au printemps, notre fille aînée qui prête sa chambre à l'étudiant est devenue l'heureuse maman d'une adorable petite-fille. Quant à notre fils du 1er étage, il prendra tantôt son envol pour une autre ville suisse, maturité en poche et projets plein la tête. Et au milieu de tout cela, nous, les parents, contemplons tout ce joyeux petit monde et les soutenons du mieux que nous pouvons dans leur choix, leurs projets et leurs déconvenues quand elle surviennent. Tout cela sous le toit centenaire de cette maison qui semble nous abriter de tout avec ses larges pans protecteurs.  Et cette année encore, l'atelier au rez-de-chaussée a vu s'activer de nombreux élèves aquarellistes, tous aussi prometteurs et enjoués qu'attachants. Bref, une année scolaire passionnante à tous les étages.

dimanche 12 mai 2019

Periode cigogne

Certains peintres ont fragmenté leur travail pictural en période, souvent intimement liée à leurs recherches artistiques ou leur vécu. Pour ma part,  je constate que j'entre dans une période particulière que je pourrais nommer "cigognes". Vous devinerez sans doute très vite la source d'inspiration : eh oui, le fait d'être devenue grand-maman me plonge irresistiblement dans ce monde de l'enfance que je n'ai sans doute jamais vraiment quitté. Alors oui, je me suis remise à peindre des cigognes, de toutes les grandeurs, sur différents supports, déclinées en cartes de voeux ou en tableaux, et je sens que ce n'est pas terminé. N'y voyez aucune ambition particulière car mes cigognes n'entreraient pas dans le thème de ma prochaine exposition, mais juste l'envie et le plaisir de peindre ce qui me relie avec une bien douce réalité. Tenir cette toute petite fille dans mes bras me donne des ailes... de cigogne ?